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La trichomonose féline


  • Les causes

    La trichomonose du chat est due à un parasite digestif le Tritrichomonas foetus (protozoaire flagellé) décrit comme agent pouvant entrainer des diarrhées chroniques chez le chat.

    Le flagellé Tritrichomonas foetus a été récemment identifié comme agent responsable de diarrhées chez les chats et d’autres Félidés. Tritrichomonas fœtus se multiplie par division binaire des trophozoïtes dans l’intestin grêle et le gros intestin, sans formation de kystes. La prépatence dure environ 2 semaines et l’infection persiste souvent plusieurs semaines à plusieurs mois.

    Il n’existe pour ce parasite aucune forme résistante dans l’environnement. La contamination s’effectue le plus souvent directement d’un chat à l’autre ou par le biais de matière fécale infectée. Malgré le manque de données, on peut supposer que la prévalence de ce parasite chez les chats est plutôt faible, excepté dans les refuges/chatteries où elle peut atteindre des pourcentages plus élevés.

  • Les symptômes

    L’infection se déroule souvent de manière asymptomatique et inapparente. C’est pourquoi, beaucoup de chats porteurs de ce parasite ne sont pas reconnus. Les signes cliniques suivants apparaissent principalement chez les chatons: fèces visqueuses, semi-formées (« comme une bouse de vache ») contenant du sang et/ou du mucus, incontinence fécale, douleurs et inflammations de la peau dans la région anale.

    Le chat présente des diarrhées chroniques et récidivantes. Il boit beaucoup et son ventre peut être gonflé, il souffre également de douleurs abdominales. Aucun traitement courant ne fonctionne (antibiotique ou anti diarrhéique).
    Si vous avez des chats qui souffrent d'une diarrhée persistante ou épisodique, pensez au trichomonas foetus.

    L’infection à T. foetus chez le chat est associée à des diarrhées chroniques ou récidivantes avec une entérite du gros intestin. L’animal présente une augmentation de la fréquence des défécations, un ténesme et des selles semi-formées à liquides contenant parfois du sang frais (hématochésie) ou du mucus. Lorsque la diarrhée est sévère, l’anus devient érythémateux et douloureux. Dans certains cas, les chats peuvent développer de l’incontinence fécale, d’où défécations dans des endroits inhabituels.

    Bien que la diarrhée puisse être persistante et grave, la plupart des chats affectés gardent un bon état général, un appétit normal et ne présentent pas d’amaigrissement significatif. L’intensité des signes cliniques est proportionelle au nombre de Trichomonadidés présents dans les selles.


  • Le dépistage

    L'agent causal est celui de la trichomonose génitale bovine.

    Quatre méthodes permettent son diagnostic dans les fécès mais l’analyse des selles par PCR est la méthode de référence. Cette méthode permet de plus de déterminer l’espèce à l’origine de l’infection.

    • L'observation directe au microscope est quasiment impossible car l'examen doit être fait dans l'heure qui suit la récolte de selles fraiches.
      Chez des chats très affectés, un grand nombre de trophozoïtes peut être observé. Ils sont très mobiles et se déplacent en marche saccadée vers l’avant.Il est parfois nécessaire d’examiner plusieurs prélèvements pour mettre en évidence T. foetus.
      T. foetus ne doit pas être confondu avec Giardia spp., ni avec Pentatrichomonas hominis.

      Chez certains chats, notamment ceux ayant reçu une antibiothérapie récente, l’observation de T. foetus n’est pas facile à cause de leur faible nombre. Dans ce cas, il faut recourir à des techniques plus sensibles et plus spécifiques.

    • La mise en culture sur milieu spécifique présente des inconvénients liés aux difficultés d’interprétation, à la nécessité d’utiliser des échantillons récents et à un délai de résultat pouvant aller jusqu’à 11 jours.

    • La PCR est la méthode la plus sensible de détection, elle permet d’isoler et d’amplifier le gène ARN ribosomal de T. foetus contenus dans les fèces des chats.
      Ce test très sensible, permet la détection du matériel génétique du parasite.
      Il a donné des résultats positifs dans 55 % des cas où les milieux de culture ont donné des résultats négatifs.

    • Biopsie de la muqueuse du colon
      C’est la dernière technique à utiliser après les techniques précédemment citées. La muqueuse colique présente une infiltration lymphoplasmocytaire avec présence de nombreux neutrophiles et une diminution de l’épaisseur de l’épithélium intestinal.
      L’immunohistochimie peut être utilisée pour détecter T. foetus à la surface de l’épithélium et dans les cryptes.


  • Le traitement

    Il n’existe aucun médicament autorisé pour les chats. L’utilisation du ronidazole a été décrite comme aboutissant à des résultats variables (utilisation conseillée (hors AMM): 30 mg/kg une fois par jour pendant 14 jours). Dû aux effets neurotoxiques de ce médicament, conduisant à de l’apathie, une ataxie et des crampes, un suivi médical stricte pendant la durée du traitement est de mise. Les signes neurotoxiques semblent réversibles lorsque le traitement est interrompu.

    Devant l’importance des effets secondaires et l’absence de préparation avec AMM chez le chat, certains propriétaires refusent le traitement et optent pour une prise en charge hygiénique. La plupart des articles ne montrent pas d’amélioration de la diarrhée par un changement alimentaire. En effet, les changements d’alimentation ont souvent plus tendance à augmenter la diarrhée en perturbant la flore intestinale, plutôt que la diminuer. Il est d’ailleurs fréquent que les propriétaires de chat, pensant leur faire plaisir, multiplient les aliments secs et humides dans une même journée. Gookin et al. (2004) précise que les traitements ou les changements d’alimentation peuvent améliorer l’aspect des selles, mais pourraient allonger la durée de résolution complète de la diarrhée.

    Le métronidazole et le fenbendazole ne sont pas recommandés car ils ne permettent qu’une amélioration temporaire.

    Un PCR de contrôle est conseillé 2 semaines et 20 semaines après la fin du traitement. Le but étant d‘identifier les excréteurs asymptomatiques, pour, le cas échéant, les isoler des autres animaux et renforcer les mesures d‘hygiène.

  • La prévention

    La manifestation de signes cliniques est souvent associée au type d’environnement dans lequel évolue l’animal (forte densité d’animaux). Les chats infectés de manière chronique ou résistants à la thérapie et les excréteurs asymptomatiques représentent des sources de réinfection.

    Mesures permettant d’éviter la transmission à d’autres animaux et les réinfections:
    • • Récolter les excréments et les jeter dans des sacs en plastique fermés avec les ordures ménagères.
    • • Nettoyer toutes les surfaces contaminées par des matières fécales (sols, murs) et les sécher. L’idéal étant le nettoyage à la vapeur (> 40°C).
    • • Maintenir les surfaces propres et sèches.
    • • Nettoyer les écuelles tous les jours avec de l’eau très chaude ou au lave-vaisselle à des températures supérieures à 40°C.
    • • Nettoyer la litière des chats tous les jours avec de l’eau très chaude, sécher rigoureusement et éventuellement désinfecter.
    • • Nettoyer les boxes des chats tous les jours avec de l’eau très chaude, sécher rigoureusement et éventuellement désinfecter
    • • Laver les couvertures à plus de 40°C.
    • • Nettoyer les jouets à l’eau bouillante ou au lave-vaisselle à plus de 40°C.
    • • Comme T. fœtus ne survit pas à des températures équivalentes à celles du réfrigérateur, les écuelles, couvertures, etc. peuvent également être refroidies à ces températures-là.